La ferme
Les vignes : 4,5 ha de vignes (Vin de pays des Collines Rhodaniennes) en conversion BIO, dont 2,4 ha de jeunes vignes rentrant en production et 20 ha en prairie et céréales.
Pour moi, le vin doit être un produit naturel élaboré sans artifices : je cherche à faire des vins de terroir en lien direct avec le sol et le climat dans un souci de respect de l’environnement et du consommateur. Depuis le printemps 2008, j’ai donc entamé une reconversion des vignes en Agriculture Biologique et j'ai fait des essais de biodynamie qui devraient se généraliser en 2009. La vinification est réalisée en vendange entière, récoltée à la main avec les seules levures indigènes, ce qui confère aux vins une fermeté minérale toute particulière.
Les vaches allaitantes : nous avons une 10aine de vaches allaitantes (Salers) depuis le printemps 2009. La ferme est principalement orientée sur la viticulture. Toutefois, dans un souci d’équilibre biologique et d’autonomie, notamment en ce concerne les achats d’engrais, nous avons souhaité maintenir la présence d’animaux dans le système de production.
Historique : Je me suis installé en 1975 sur la ferme familiale en polyculture-élevage (vaches laitières, poules pondeuses, vignes, cerisiers, pomme de terre…). Malgré une spécialisation dans la production laitière à partir de 1982, j’ai toujours conservé un peu de vigne sur la ferme. C’est en 2003 que, dans un contexte de crise de la production laitière et par intérêt pour la transformation et la vente directe, j’ai entamé le développement de l’activité viticole. Après une expérience de près de 20 ans en GAEC (Groupement Agricole d'Exploitation Commune) et en vaches laitières, je me suis relancé en exploitation individuelle avec la seule activité viticole depuis le début de l’année 2009. Pour réussir ce pari, je m’appuie sur une commercialisation exclusivement en vente directe dans un rayon de 40 km, auprès de magasins de producteurs fermiers, d’AMAP et de la plate-forme d’@2 pas des champs.
> Perspectives : J’ai le projet que ma conjointe, Anne, me rejoigne sur la ferme dès que l’exploitation aura retrouvée un équilibre financier suite à la réorientation opérée. Aussi, courant 2009, le développement de productions complémentaires est programmé pour conforter le revenu dégagé par l’atelier viticole encore en phase de croissance : céréales, quelques vaches allaitantes…. Nous souhaitons, Anne et moi, convertir en agriculture biologique l’ensemble de la ferme. Avec une surface limitée et une localisation périurbaine, nous recherchons davantage de valeur ajoutée grâce à la transformation et à la vente directe auprès des consommateurs. Fortement impliqués dans la relance du vignoble des coteaux du Gier par un biais associatif (www.les-coteaux-du-gier.fr), nous envisageons le développement de la vigne, à l’échelle du territoire, comme un levier de développement local.
Diagnostic de la ferme au regard de l'agriculture paysanne
Les engagements de la ferme